Alain Mabanckou, une résidence remarquée

Alain Mabanckou a posé ses valises le temps de la rentrée littéraire parisienne, pour la sortie de son dernier roman « Les cigognes sont immortelles».

 

Invité dans le cadre du programme de la résidence de la Direction de la Ville de Paris, il court un vrai marathon ne délaissant aucune bibliothèque, aucune rencontre littéraire ou festival avec toujours la même chaleur humaine, intensité et élégance vestimentaire (devenue légendaire).

 

Le Président Emmanuel Macron a  fait appel à ses talents d’écrivain et orateur pour la cérémonie en la mémoire des soldats de l’Armée noire,  le 6 novembre dernier. Son allocution  est à l’image de son dernier livre, vibrant, documenté  et nourri de faits historiques . On apprend le parcours incroyable de ce monument aux Héros de l’Armée Noire érigé à Reims et crée par le sculpteur Paul Moreau-Vauthier et l’architecte Auguste Bluysen.

Il y a des hommes qui s’attellent à effacer la mémoire de l’autre et il y en a aussi comme Alain Mabanckou ou son frère de Lettres l’académicien Dany Laferrière, qui la porte sans provocation ni polémique, et l’élève le plus haut possible pour la rendre visible de tous.

Dans l’Histoire, Alain Mabanckou a aussi sa place, désormais. Il est le premier écrivain à obtenir la chaire de Création artistique du Collège de France en 2016. Grâce à cette nomination, c’est l’institution qui reconnaît enfin l’importance des études africaines et ouvre une nouvelle réflexion.

Aussi à l’aise sur les plateaux de télévision, dans une salle de sport où il s’amuse à coacher Douglas Kennedy, auprès de ses élèves de l’UCLA en Californie, ou sur des rythmes effrénés de l’album « Black bazar » qu’il a produit , Alain Mabanckou nous régale de sa présence, apportant à la résidence autant de glamour que d’inspiratIon sur son passage.

On se souviendra de Paule-Andrée Cassidy, auteure, interprète québécoise qui ira jusqu’à écrire une chanson après une mémorable rencontre dans un ascenseur.

La médiathèque Françoise Sagan nous offrira la possibilité d’une prochaine rencontre le 06 décembre avec le partenariat de Bibliocité.

L’occasion si ce n’est pas encore fait de découvrir l’univers du roman « Les cigognes sont immortelles »  édité chez Seuil , avec le jeune Michel entouré de toute l’affection de ses parents, papa Roger et maman  Pauline, à  la recherche de son chien si étrangement  nommé Mboua Mabé (chien méchant).

La méchanceté des hommes, c’est bien ce que découvre ce jeune congolais suite à l’annonce de l’assasinat du président Marien Ngouabi le 18 mars 1977 à Brazzaville.

Ce récit nous emmène dans les histoires abracadabrantes de régimes  politiques où l’on découvre entre autres combien les études sont faciles en URSS puisque là bas les africains ne redoublent pas les classes, dans l’espoir que beaucoup d’entre eux parleront russe un jour.

On lit, on rit, on découvre, on apprend et on finit le roman d’une traite.

La presse est là pour le saluer, comme ce portrait dans M Le magazine du Monde:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il ne reste plus qu’a espérer revoir un jour Alain Mabanckou poser ses valises pour un nouveau  séjour monacal propice à l’écriture.

 

 

 

Sin comentarios. Sin embargo ...

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