Mortel !

 

Le 30 octobre, le centre des Récollets  rendra un hommage Mortel ! au culte de La Santa Muerte vénérée au Mexique.

Il y a une période de l’année, fin octobre début novembre où une certaine configuration de la mort s’installe à travers des rites païens ou religieux, et où les cultures se mélangent de manière artificielle ou naturelle.
Le centre des récollets abrite chercheurs, intellectuels, et artistes du monde entier.
L’occasion de réunir différents témoignages avec l’envie commune de restituer un récit fidèle mais non sans fantaisie,  où le voyageur passe le témoin au spectateur.
Que ce soit à travers l’œil du réalisateur, du récit de l’écrivain où des partitions des musiciens, tout a été préparé pour éclairer le visiteur et lui permettre de ressentir les ondes d’une culture fascinante.

Santa Muerte symbolise le chemin étroit entre la vie et la mort. Protectrice de tous les oubliés, exclus et démunis, elle réunit aujourd’hui plus de 2 millions d’adeptes. Son syncrétisme puise ses sources entre autres dans la religion catholique et le Vodou et ne repose sur aucun dogme. De transmission uniquement orale et matriarcale son culte est matérialisé par des autels où elle est représentée par un squelette vêtu d’une étoffe et brandissant une faux.

Andres Perrot et le réalisateur belge Pierre Paul Puljiz sont les auteurs  d’une série documentaire de sept épisodes tournés en plein quartier de Tepito à Mexico où vit Doña Quêta.

Figure locale, elle  a été la première personne à assumer courageusement son engagement pour la Santa Muerte en dressant un autel en pleine rue.

 

Photogramme issu de la série produite par France Tv pour les Nouvelles écritures du réel.

 

On ne peut imaginer un hommage à la Santa Muerte, surtout le jour de sa célébration, sans reproduire un autel qui lui est dédié où le public sera invité à déposer une offrande comme la tradition l’exige. L’artiste arménien Apo  Baroudjian qui avait déjà participé à une installation en 2016 à la galerie Rue Antoine, propose aux Récollets une sculpture taillée dans le bois d’un arbre.

Si Dona Quêta a dévoilé publiquement sa foi pour la Santa Muerte, elle garde encore à l’abri des regards un  autre autel dédié cette fois au culte vodou pratiqué par le peuple d’Haïti et dont ses peintres et écrivains ont contribué à sa réputation internationale.

L’académicien Dany Laferrière, né à Port-au-Prince, est l’auteur de quelque 30 ouvrages où les références à ce culte sont largement présentes . Son album pour la collection jeunesse « La fête des morts » montre combien l’iconographie du vodou  la sensibilité du jeune haïtien. Il lira quelques extraits  de  « Pays sans chapeau » récemment réédité chez Zulma, et dont le titre n’est autre qu’une métaphore de l’au-delà, puisqu’on sait que personne n’a jamais été enterré avec son chapeau. Baron Samedi, le gardien des cimetières’ chef des Guédés, ces dieux paillards, mène la danse.

Illustration de Frédéric Normandin extraite de « La fête des morts » aux éditions de la Bagnole

 

 

Le journaliste, ethnologue et musicien Brice Ahounou rythmera cette rencontre imaginée entre Santa Muerte et Baron Samedi  sur une musique haïtienne endiablée, qui mêle rara, banda et kompa. Il sera accompagné du percussionniste Kebyessou et du bassiste Chromatic Bass.

Le 30 octobre nous livrera une autre façon de célébrer les morts par une approche sensible et artistique où la convivialité reste l’invité de marque avec le précieux soutien du Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne.

Entrée libre sur réservation : contact@centre-les-recollets.com

confirmation à présenter à l’entrée

mardi 30 octobre  2018 – 20h00

Remerciements à la galerie Rue Antoine, Tamara Films et Camille Robitaille Agency.

 

 

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