« J’ai découvert que j’étais mort » de João Paulo Cuenca

Quand la fiction devient réalité avec João Paulo Cuenca, qui apprend en 2011 tout à fait par hasard suite à une dispute entre voisins qui finit au poste de police, qu’il est déclaré mort depuis des années.

Inspiré d’un fait divers réel « J’ai découvert que j’étais mort »  est le deuxième roman publié en France par l’ecrivain Brésilien João Paulo Cuenca. Auteur, metteur en scène, scénariste et réalisateur il a adapté lui même son roman à l’écran avec ce premier long métrage de 90 mn.

Juillet 2008 alors que l’auteur part à la recherche d’un livre dans une librairie de Rome, un homme est retrouvé mort à Rio de Janeiro dans le quartier de Lapa avec son certificat de naissance … on connaît bien le vol d’identité de personnes décédées pour se refaire une nouvelle vie et moins le cas du vol d’identité d’un vivant pour le déclarer mort à la place d’un autre.

Ce film entièrement tourné dans le quartier de Lapa met en scène des personnages non comédiens à l’exception de l’actrice Ana Flavia Cavalcantti. Il révèle une ville en pleine ébullition et gentrification, dans une course effrénée pour les préparatifs de la prochaine coupe du monde.

João Paulo Cuenca explique avoir tourné ce film avec la volonté de créer un espace à la fois physique et mental. La transformation architecturale de la ville crée des correspondances avec son état mental profondément perturbé par ce vol d’identité. La ville tout comme lui vacille, à la recherche d’un nouvel équilibre. Peu à peu les villes deviennent toutes des copies d’autres villes. Ce film nous éclaire sur les bouleversements que provoquent ces grand projets dont les ambitions amplifient un réel malaise social .

Cécilia Cavalieri est une artiste visuelle et chercheuse à l’Université de Paris Nanterre, que nous aurons l’occasion de revoir bientôt pour une restitution de son travail en Résidence. Elle profite aujourd’hui du passage de J.P Cuenca au Salon du livre de Paris, pour nous inviter à le découvrir. Elle animera à l’issue de la Projection une rencontre entre l’auteur et la traductrice littéraire Eloisa Del Giudice

Salle des arcades

Jeudi 14 mars à 20h30

Entrée libre sur Inscription : contact@centre-les-recollets.com


La presse internationale en parle:


“The poster child of this docu-fiction tendency, however, might be João Paulo Cuenca ́s feature length-debut The Death of J.P. Cuenca, in which the author and director investigates his own death. A true anecdote of a corpse found with Cuenca ́s birth certificate jumpstarts the filmmaker ́s search for identity in the streets of a labyrinthine (and gentrifying) Rio de Janeiro where fiction permeates the reality. Cuenca calls his first outing “a meta-docu-noir film”, a cunningly edited hybrid oeuvre where the viewer ́s personal perception determines the ultimate subject of the film. Individual layers merge together into a seamless plane enabling a narrative incorporating several different stories simultaneously, whether it is a case of identity theft and Cuenca ́s contemplation about identity, mapping the process of the city ́s transformation and the question of its identity, the dialogue between the two, or a mystery film noir where the abovementioned may or may not matter as the line between reality and fiction is blurred completely.” (Senses of Cinema – Sept. 2016)

http://sensesofcinema.com/2016/festival-reports/new-horizons-2016/
« It feels like a film noir directed by Michelangelo Antonioni. Architectural angles, sudden zooms and whooshing on the soundtrack captures the short, squat author lost in a kaleidoscope of a city and a creeping fear of death. It’s almost too beautiful to be true. » Ekko Film Magazine (Danmark)
http://www.ekkofilm.dk/artikler/goddag-hr-cuenca-du-er-dod/
« We built Rio de Janeiro on a cemetery of slaves” – Scena9 (Romenia)
http://www.scena9.ro/en/article/we-built-rio-de-janeiro-on-a-cemetery-of-slaves
“Una buena muestra de este espíritu transversal la representó el debut en el cine del novelista brasileño João Paulo Cuenca (Río de Janeiro, 1978), que presentó allí la que quizá fuera la propuesta que lindaba de manera más evidente en sus planteamientos con el terreno ficciona”
http://vosrevista.es/2016/03/20/joao-paulo-cuenca-dentro-del-laberinto/
« In this architecture of physical and emotional states, Cuenca reinvents himself as a actor-author in a lynchian performance, with a touch of Inspector Clouseau in a shot in the dark of invention.” -Estado de São Paulo (Brazil)
http://cultura.estadao.com.br/blogs/p-de-pop/falando-das-coisas-boas-do-festival-do- rio-cuenca-passa-da-palavra-a-autogeografia-filmada/
“The film, an hybrid of documentary and experimental fictional narrative, emerges from an event that occurred in 2008: the discovery of a corpse in a squat building in Rio de Janeiro, which was identified by the police with Cuenca’s birth certificate.” – Folha de São Paulo (Brazil)
http://www1.folha.uol.com.br/ilustrada/2015/10/1691444-jp-cuenca-esmiuca-a- propria-morte-em-ficcao-documental.shtml
« My identity was stolen in an emblematic location of Rio’s identity crisis, the bohemian neighborhood of Lapa, historical heart of downtown. » – Télérama (France)
http://www.telerama.fr/scenes/special-bresil-balade-a-rio-dans-le-quartier-de- lapa,113372.php







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